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Blog Aerothau

Drone LiDAR ou photogrammétrie : lequel choisir pour un levé ?

Relevé Lidar par Aerothau + modélisation 3D

Sommaire

Levé topographique, plan de récolement, cubatures, état des lieux avant travaux : quand on fait appel à un drone, une question revient presque toujours. Faut-il un drone LiDAR ou de la photogrammétrie ? Les deux techniques produisent un nuage de points et des modèles 3D, mais elles ne mesurent pas le terrain de la même façon. Le bon choix dépend surtout de votre site et de ce que vous comptez faire des données.

Deux façons de mesurer le terrain

La photogrammétrie reconstruit le relief à partir de centaines de photos qui se recouvrent. Le logiciel retrouve les mêmes points sur plusieurs images et en calcule la position en 3D. Le résultat est très lisible : orthophoto nette, modèle texturé, couleurs réelles.

Le LiDAR mesure directement les distances avec un laser. Le capteur envoie des milliers d’impulsions par seconde et enregistre leur retour. Chaque impulsion peut renvoyer plusieurs échos : le haut d’un arbre, une branche, puis le sol. Le capteur DJI Zenmuse L2 que nous utilisons enregistre jusqu’à 5 retours par impulsion et embarque aussi une caméra RGB de 20 MP pour coloriser le nuage de points.

La végétation : le critère qui tranche le plus souvent

C’est la différence majeure. Une photo ne voit que ce qui est visible : sous un couvert d’arbres ou de broussailles, la photogrammétrie modélise le haut de la végétation, pas le sol. Le MNT est alors faux.

Le laser, lui, passe entre les feuilles : une partie des impulsions atteint le sol. Après classification, on obtient un vrai modèle du terrain nu. C’est d’ailleurs ce principe qu’utilise l’IGN pour le programme LiDAR HD, qui décrit le sol même sous couvert végétal.

Concrètement : terrain boisé, friche, talus embroussaillé, fossé sous la végétation → LiDAR. Terrain dégagé, plateforme, carrière → la photogrammétrie suffit souvent.

Précision : ce qui compte vraiment

Pour la précision, la technique compte moins que la méthode de calage. Un nuage de points non contrôlé n’a pas de valeur en ingénierie, qu’il vienne d’un laser ou de photos.

À titre de repère, DJI annonce pour le L2 une précision d’environ 5 cm en planimétrie et 4 cm en altimétrie à 150 m de hauteur de vol. En volant plus bas et en calant le levé sur des points mesurés au sol, on fait nettement mieux. Sur un levé LiDAR de 13 ha réalisé par Aerothau, l’écart altimétrique mesuré sur les points de contrôle était de 1,5 cm (RMS), pour une densité de 120 à 170 points/m².

Notre méthode, quelle que soit la technique :

  • des points d’appui mesurés au GNSS RTK pour caler le levé ;
  • des points de contrôle indépendants, non utilisés pour le calage, pour vérifier les écarts ;
  • un rapport de contrôle livré avec les données, pour que vous sachiez ce que vaut le levé.

Quelle technique pour quel usage ?

  • MNT et courbes de niveau en terrain végétalisé : LiDAR.
  • Réseaux aériens, lignes, structures fines (pylônes, câbles) : LiDAR, qui capte les objets fins mieux que la photo.
  • Cubatures de stocks et terrassements sur zone dégagée : photogrammétrie, souvent suffisante et très lisible.
  • Orthophoto haute résolution, plan de masse, suivi de chantier visuel : photogrammétrie.
  • Façades et modèle 3D texturé : photogrammétrie pour la texture, LiDAR pour la géométrie ; les deux se combinent bien.
  • Scan 3D de bâtiment pour un relevé d’existant ou du scan to BIM : nuage de points LiDAR, complété par des photos.

Et le coût ?

Un vol LiDAR mobilise un capteur plus coûteux et un traitement plus long (classification du nuage). Sur un terrain dégagé, la photogrammétrie est donc souvent plus économique pour un résultat équivalent. Sur un terrain végétalisé, c’est l’inverse : sans LiDAR, il faudrait compléter par de longs relevés au sol. Le plus simple est de nous décrire le site : nous vous proposons la technique la plus adaptée, et le devis l’indique clairement.

Les livrables

Dans les deux cas, vous recevez des données directement exploitables dans vos logiciels (Covadis, AutoCAD, Revit, QGIS…) :

  • nuage de points classé (LAS, LAZ, E57) ;
  • MNT, courbes de niveau, profils et coupes ;
  • orthophoto géoréférencée (GeoTIFF) ;
  • cubatures avec rapport de volumes ;
  • modèle 3D texturé.

Les données sont calées dans le système légal (RGF93, NGF). Géomètres et bureaux d’études : nous intervenons aussi en sous-traitance, pour vous apporter l’acquisition aérienne pendant que vous gardez la relation client et la production des plans.

En résumé

  • Végétation, sol à modéliser sous les arbres, structures fines → LiDAR.
  • Zone dégagée, orthophoto, cubatures, rendu visuel → photogrammétrie.
  • Dans tous les cas : calage sur points GNSS et contrôle indépendant.

Pour aller plus loin, consultez notre page topographie et LiDAR par drone, où vous pouvez aussi demander un dossier de livrables type, ou nos réalisations.

Un levé à réaliser ? Contactez-nous avec l’adresse ou un KML du site et l’usage prévu des données : nous vous répondons sous 24 à 48 h avec la technique adaptée.

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